Brent (ICE)
Référence de cotation pour le pétrole européen, coté à Londres (ICE Futures). Extrait de gisements de mer du Nord. Unité : dollar américain par baril (159 L). C'est le prix de base utilisé pour le raffinage du carburant européen.
Mis à jour le 21 avril 2026
Le prix du carburant à la pompe dépend à plus de 30 % du cours du pétrole brut. Quand le Brent monte, l'essence suit dans les 10 jours. Quand il redescend, la baisse met un peu plus de temps à s'installer. Cette page explique qui fixe ce cours, quels sont les facteurs qui le font bouger, et comment cela se répercute sur votre plein. Pour l'évolution des prix français en temps réel, voir notre page Tendances.
Référence de cotation pour le pétrole européen, coté à Londres (ICE Futures). Extrait de gisements de mer du Nord. Unité : dollar américain par baril (159 L). C'est le prix de base utilisé pour le raffinage du carburant européen.
West Texas Intermediate, référence américaine cotée à New York. Un peu plus léger et sulfureux que le Brent. Généralement quelques dollars en dessous du Brent selon l'offre/demande mondiale.
Alliance des pays exportateurs de pétrole (Arabie saoudite, Russie, Émirats arabes unis, Irak, Nigeria, etc.). Leurs décisions de quotas de production pèsent fortement sur le cours mondial.
Unité historique de mesure du pétrole : 1 baril = 158,987 litres (~42 gallons US). Les prix du brut sont exprimés en $/baril, mais à la pompe en €/L — la conversion implique taux de change, raffinage et taxes.
Processus de transformation du pétrole brut en carburants (gazole, essence, kérosène…). Une raffinerie produit un mix imposé par la physique : un baril donne naturellement ~40 % d'essence, 30 % de gazole/kérosène, 30 % d'autres produits. La marge de raffinage varie selon la demande relative.
Le pétrole se facture en dollars. Un euro faible renchérit automatiquement le brut pour les raffineurs européens, même à cours du Brent constant. Un écart de 5 % sur l'EUR/USD se traduit directement sur le prix matière à la pompe.
Tensions au Moyen-Orient (Iran, détroit d'Ormuz par lequel transitent ~20 % du pétrole mondial), sanctions (Russie depuis 2022), conflits dans le golfe Persique. Chaque escalade fait bondir les primes de risque payées par les assureurs maritimes, et mécaniquement le Brent.
Les coupes ou hausses de quotas de production de l'OPEP+ déplacent l'équilibre offre/demande mondial. Une baisse de 1 million de barils/jour pendant plusieurs mois peut pousser le Brent de 5 à 15 $/baril.
Les publications hebdomadaires du Department of Energy (EIA) sur les stocks commerciaux américains sont scrutées par les marchés. Une baisse surprise des stocks pousse les cours, une hausse les détend.
La Fed américaine influence indirectement le Brent : une hausse des taux renforce le dollar, rend le pétrole plus cher pour les acheteurs en euros, et pèse sur la demande mondiale à moyen terme.
La montée en puissance des véhicules électriques et la décarbonation industrielle réduisent structurellement la demande pétrolière dans les pays développés. Mais la croissance en Asie (Inde, Chine) compense une partie de cet effet. Solde : demande mondiale encore en légère hausse en 2026.
Ouragans dans le golfe du Mexique, vagues de froid qui stimulent la demande de fuel domestique aux États-Unis, sécheresses qui bloquent la logistique fluviale. Autant d'effets ponctuels qui font bouger le baril à court terme.
Pour un Brent à 85 $/baril et un euro à 1,08 $, la matière première représente environ 0,49 €/Lde produit raffiné. À cela s'ajoutent :
Total typique pour un SP95-E10 en avril 2026 : environ 1,95 à 2,00 €/L en moyenne nationale. Les taxes représentent toujours 50 à 55 % du prix à la pompe.
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